république de Ouzbékistan ? No ; c'est faux , Ici c’est la région Sogdiane d’Iran

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sogdiane

http://fr.wikipedia.org/wiki/Khwarezm

Je veux vous raconter une histoire , une vieille histoire , Une histoire amère , Une histoire pleine de douleur, l'histoire d'un oubli qui doit être rappelé , Une histoire d'honorer ceux qui ont perdu leurs maisons et leurs terres , Une histoire de rendre hommage à ceux qui, avec la violence et la tromperie ont été forcés de quitter leurs maisons et pays ; Une histoire de ceux qui ont combattu et est mort pour la défense de leur propre pays ; Une histoire de l'injustice et de l'oppression, le pillage et le pillage qui ne devrait pas être oublié

 

Contes de l'incendie de la maison et des saignements, tentative de brûler et de détruire la culture iranienne

 

Contes d'incidents, d'accidents si ça se fait dans ce siècle seraient comme l'histoire d'Israël et les Palestiniens ou comme l'histoire des Arméniens et les Turcs
Mais dans les temps anciens Il n'y avait pas d'appareil photographique Il n'y avait pas de dispositif Caméscope, Aucun journal et pas de radio, pas de télévision, pas d'Internet, mais on ne doit pas oublier cette histoire ..

 

Cette histoire est l’histoire de territoire separé de l'Iran, notre Sogdiane

Les Ouzbeks (ethniques) sont un peuple d'Asie centrale parlant une langue turque (l'ouzbek), vivant majoritairement en Ouzbékistan, bien qu'il existe des populations ouzbèkes vivant en Afghanistan, au Kirghizistan, au Tadjikistan, au Turkménistan, au Kazakhstan, en Russie et dans la province chinoise du Xinjiang.

Le terme Ouzbeks s'applique aussi aux citoyens de l'Ouzbékistan dont 80 % de la population sont des Ouzbeks ethniques. Pour éviter les confusions, on peut également appeler les habitants de l'Ouzbékistan les Ouzbékistanais, quelle que soit leur origine, le terme Ouzbek s'associant localement à la seule origine ethnique ouzbek. L'origine ethnique est inscrite dans les passeports de l'Ouzbékistan et dans la plupart de documents d'état civil. D'autres groupes ethniques d'Ouzbékistan sont constitués de Tadjiks, Russes, Tatars, etc.

Les Ouzbeks tirent leur nom d'Özbeg (1282-1341), un khan mongol de la Horde d'Or qui régna de 1312 à 1341. Ce sont leurs parents de la dynastie des Chaybanides, conquérants de l'actuel Ouzbékistan en 1507, qui donnèrent ce nom à leur peuple.

Les Ouzbeks (Wūzībiékè zú en pinyin) font partie des minorités officiellement reconnues en Chine.

La Sogdiane ou Sogdie est une région historique recouvrant en partie l'Ouzbékistan, le Tadjikistan et l'Afghanistan et englobant les villes historiques de Samarcande et Boukhara et la vallée irriguée de Zeravchan (ancienne Polytimetus). Elle se situe au nord de la Bactriane, à l'est de Khwarezm et au sud-est de Kangju entre l'Oxus (Amou-Daria) et le Jaxartes (Syr-Daria).

La Sogdiane fut la 18e province de l'Empire perse achéménide, selon l'Inscription de Behistun de Darius Ier. Les historiens pensent également qu'il s'agit de la seconde des « bonnes terres et pays » créés par Ahura Mazda[2]. Enfin, cette région est mentionnée dans le livre zoroastrien Vendidad.

L'Avesta, le texte sacré du zoroastrisme, religion iranienne pré-islamique, cite Sughda-, « les Sogdiens, la Sogdiane », mais il est très difficile à dater. Il remonte en tout cas à une haute Antiquité. Les Sogdiens semblent avoir été des Scytho-Sakas sédentarisés. Les Sogdiens, de langue persane, ont joué au Moyen Âge un important rôle d'intermédiaire commercial le long de la Route de la soie.

Après l'arrivée des peuples turcs, on appelle plutôt la région Transoxiane.

La bataille de Sogdiane

 

Copie d'une pièce d'Euthydème Ier, de la région de Sogdiane. Sur le côté pile, les inscriptions sont en araméen.

En -36 « …[a] L'expédition Han en Asie centrale, à l'ouest de la rivière Jaxartes, a apparemment rencontré et défait un contingent de légionnaires romains. Les Romains ont peut-être été enrôlés de force dans les restes de l’armée de Crassus, défaite par les Parthes et forcés à combattre sur la frontière orientale. La Sogdiane (aujourd’hui la province de Boukhara), sise à l’est de la rivière Oxus, sur la rivière Polytimetus, semble avoir été le point le plus oriental atteint par les forces romaines en Asie. La victoire chinoise semble avoir été grandement facilitée par l’utilisation d’arbalètes, dont les carreaux et les flèches perçaient facilement les boucliers et armures romaines»

Cette interprétation a été contestée

Le rôle de l'Asie Centrale

                                                        empire sassanide

Suite à leur domination par Alexandre le Grand, les Sogdaniens de la ville de Marakanda (Samarcande) devinrent des marchands ambulants incontournables, du fait de la position clef de la ville sur la route de la soie. Leur langue devint la langue d'usage sur la route de la soie et ils jouèrent un rôle important autant dans les mouvements philosophiques et religieux, comme le manichéisme, zoroastrisme et le bouddhisme que dans le commerce. Ils furent décrits par les Chinois comme des commerçants nés, développant dès leur plus jeune âge leurs compétences commerciales. Il ressort de différentes sources, tels les documents trouvés par Aurel Stein, qu'aux alentours du IVe siècle av. J.-C., les Sogdaniens monopolisaient le commerce entre l'Inde et la Chine. Ils dominèrent le commerce de la route de la soie du IIe siècle av. J.-C. au Xe siècle[5].

Les villes de Suyab et Talas (aujourd'hui Taraz) furent les principaux centres du nord où étaient les caravaniers les plus influents d'Asie Centrale. Leurs intérêts étaient protégés par la résurgence de la puissance militaire des Göktürks dont l'empire a été décrit comme « l'unification du clan d'Ashina et des Sogdiens » . Leur commerce se poursuivit tout au long du IXe siècle avec quelques interruptions et au Xe siècle, avec l'empire Ouïghour qui s'étend en 840 à tout le nord de l'Asie Centrale et qui obtient de la Chine d'énormes quantités de soie en échange de chevaux. Des sources chinoises de cette époque parlent de caravanes sogdiennes partant jusqu'en Mongolie.

Ils importèrent en Chine du raisin, de la luzerne, de l'argenterie de Perse, ainsi que divers récipients en verre, du corail Méditerranéen, des icônes bouddhistes en laiton, des vêtements en laine de Rome et de l'ambre de la Baltique. Ils revenaient de Chine avec du papier, du cuivre et de la soie

Ils jouèrent un rôle important autant culturellement que religieusement. Une partie des données concernant l'Asie Centrale au Xe siècle fournies par les géographes musulmans renvoient à celles de la période 750-840, ce qui indique la survie de liens entre l'est et l'ouest. Toutefois, le commerce sogdien connut une crise à la chute de l'empire Ouïghour. L'Asie Centrale musulmane développa le commerce des Samanides qui reprirent la route du nord-ouest de l'Oural aux Khazars et la route du nord à proximité des tribus turques

Sous la dynastie Tang, Turfan devient un centre de commerce majeur entre les Chinois et les Sogdiens. La ville comptait de nombreuses auberges, certaines fournissant à l'occasion des services sexuels aux marchands de la route de la soie depuis l'officialisation de l'existence de marchés de femmes à Kucha et à Khotan[ . Les contrats en sogdien, trouvés dans le cimetière d'Astana, démontrent qu'au moins un homme Chinois a acheté une femme sogdienne en 639. Un des archéologues qui a fouillé le site d'Astana, Wu Zhen, conclut que, bien que de nombreux ménages achetassent ponctuellement des esclaves le long de la route de la soie, comme en témoignent les documents de Niya, les documents de Turfan montrent une croissance massive du commerce d'esclave[ . Le peu de documents attestant d'une union entre un chinois et une sogdienne pose la question du nombre de mariages intercommunautaires entre les familles chinoises et sogdiennes. L'histoire se montre avare sur le sujet, mais Rong Xinjiang a trouvé un total de vingt-et-un mariages enregistrés au cours du VIIe siècle où l'un des conjoints est Sogdien et dans dix-huit des cas, c'était la femme. Les seules exceptions furent pour les mariages des hauts fonctionnaires sogdiens qui épousaient des femmes chinoises[ . Il en conclut que la majorité des Sogdiens épousaient des Sogdiennes et on peut en conjecturer que la plupart des mariages mixtes se faisaient entre un Chinois et son esclave sogdienne. De nombreuses transactions commerciales furent enregistrées : En 673, un commandant de compagnie (duizheng) acheta un chameau contre quatorze rouleaux de soie à Kang Wupoyan[ , un commerçant itinérant de Samarcande (Kangzhou)[ .

En 731, un marchand sogdien vendit une petite fille de onze ans à un habitant de Chang’an, Tang Rong, pour quarante rouleaux de soie. Cinq hommes servirent de garants, attestant qu'elle n'était pas une personne libre réduite à l'esclavage (le code Tang interdisait l'asservissement des roturiers).

Langue et culture

Le VIe siècle voit l'apogée de la culture sogdienne avec une tradition artistique remarquable à en juger par les vestiges de leur civilisation. En outre ils ont profondément marqué l'Asie centrale, que ce soit pour les voyages et les échanges marchands, le transfert de marchandises, la culture ou la religion.

Les Sogdiens étaient réputés pour leur tolérance envers les différentes croyances religieuses. Le zoroastrisme était la religion la plus répandue chez les Sogdiens et le resta jusqu'à peu après la conquête arabe, lorsque les Arabes imposèrent l'Islam et s'efforcèrent de le faire disparaître. Le manichéisme et le nestorianisme furent également des religions significatives. La plupart des connaissances acquises sur les Sogdiens et leur langue proviennent des nombreux documents religieux laissés derrière eux.

Le sogdien était une langue est-iranienne, très proche du bactrien, une des autres langues majeures de la région à l'époque. Le sogdien était écrit à l'aide de symboles, tous dérivés de l'alphabet araméen. La vallée du Zarafshan autour de Samarcande a gardé son nom sogdien. Les géographes arabes considéraient la région comme l'une des quatre plus belles au monde. De nos jours, les Yaghnobis vivants dans le Sughd au Tadjikistan parlent toujours un dialecte sogdien.

La grande majorité du peuple sogdien s'est mélangée progressivement aux autres populations locales comme les Bactriens, les Korasmiens, les Turcs et les Perses, et adoptèrent, comme langue, le persan et le turc (après la conquête turque de l'Asie Centrale) devenu aujourd'hui l'ouzbek. Ils furent les ancêtres des Tadjiks et des Ouzbeks. De nombreux mots sogdiens peuvent aujourd'hui être trouvés dans le persan et l'ouzbek

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sogdiens

Les Sogdiens étaient un peuple de langue iranienne qui vivait autrefois dans une région recouvrant une partie de l'Ouzbékistan et englobant Samarcande et Boukhara, à laquelle ils ont donné leur nom : la Sogdiane. Leur langue était plus précisément du groupe est-iranien ; elle était à peu près identique à celle des habitants de la Bactriane, qui se trouvait au sud de la Sogdiane. Elle a été supplantée par le tadjik, un autre dialecte iranien identique à l'actuel persan, mais elle n'a pas totalement disparu. Un dialecte provenant du sogdien est parlé dans un groupe de villages situé sur le long de la rivière Yaghnob. C'est un cours d'eau qui se jette dans le Zeravchan, rivière qui arrose Samarcande. Ce dialecte est appelé le yaghnobi. Par ailleurs, le sogdien a donné quelques mots au persan moderne.

Les Sogdiens vivaient dans l'actuel Ouzbékistan sans doute depuis le début du Ier millénaire av. J.-C. L'Avesta, texte sacré des zoroastriens, connaît Sughda- « les Sogdiens », « la Sogdiane », mais il est malheureusement très difficile à dater. Il remonte en tout cas à une haute Antiquité. Les Sogdiens semblent avoir été des Scytho-Saces sédentarisés. Les Scythes et les Saces étaient des nomades iranophones occupant un territoire immense, qui allait de l'Ukraine au massif de l'Altaï, à l'ouest de la Mongolie.

La cité de Samarcande a été fondée par les Sogdiens. Elle existait déjà au IVe siècle av. J.-C., puisqu'Alexandre le Grand a eu l'occasion de la conquérir. Auparavant, entre 546 et 540 av. J.-C., Cyrus avait peut-être intégré les Sogdiens, en même temps que d'autres peuples voisins, les Bactriens, les Parthes et les Chorasmiens (au Khwarezm), à l'empire perse. On sait que ces peuples étaient déjà soumis quand Darius est arrivé au pouvoir, en 522.

Après la mort d'Alexandre, en 323, l'un de ses lieutenants, Séleucos, fonda un empire de la Syrie aux frontières de l'Inde. Il prit le contrôle de la Sogdiane lors d'une campagne dans les Hautes satrapies d'Asie centrale entre 310 et 308. À la mort de son descendant Antiochos II, en 246, le satrape grec de Bactriane et de Sogdiane, Diodotos (ou Diodote), se proclama indépendant. Le royaume ainsi créé est qualifié de gréco-bactrien. Sous le règne d'Euthydemos, le deuxième successeur de Diodotos, le séleucide Antiochos III tenta de reprendre possession de la Bactriane, mais il échoua et dut reconnaître l'indépendance de ce royaume. Un important développement urbain caractérisa cette période. A Samarcande, que les Grecs appelaient Maracanda, un rempart grec fut superposé aux anciennes fortifications.

Le dernier souverain gréco-bactrien, Hélioclès, régna environ de 145 à 130 av. J.-C.. Son royaume fut victime de l'arrivée des Yuezhi, peuple tokharien nomade originaire de l'ouest du Gansu, qui avait été vaincu par les Xiongnu de Mongolie entre 174 et 161 et contraint à l'éparpillement. Ils arrivèrent en Bactriane peu avant 128 et y reconstituèrent un puissant État. Les Sogdiens leur furent très probablement soumis. Les Chinois envoyèrent chez les Yuezhi un ambassadeur, Zhang Qian, qui arriva à destination vers 128. Il effectua une description de ce qui est aujourd'hui l'Ouzbékistan, mais il semble que les Sogdiens n'y figurent pas. Il parle d'un pays appelé le Kangju. Certains auteurs ont voulu y voir la Sogdiane, mais ce n'est pas possible, puisque selon Zhang Qian, les gens du Kangju étaient «nomades et semblables aux Yuezhi par leurs coutumes», alors que les Sogdiens étaient sédentaires pratiquant une agriculture irriguée. Le territoire du Kangju se serait plutôt trouvé dans la région de Tachkent.

Au cours du Ier siècle de l'ère chrétienne, les Yuezhi furent remplacés par les Kushan, qui fondèrent un empire également centré sur la Bactriane. Bien que les Sogdiens aient été ses voisins septentrionaux, ils n'y furent pas intégrés. Les oasis de Samarcande et de Boukhara connurent un important développement, amplifié par le commerce avec les autres parties de l'Asie: elles se trouvaient sur la Route de la soie. Les pièces de monnaies qui étaient frappées à Samarcande portaient des légendes en sogdien et en grec, mais les secondes eurent tendance à se dégrader ou même à disparaître au profit des premières. Le remplacement du grec par le sogdien est aussi observé à Boukhara. Pour la première fois, des documents appelés «Lettres Anciennes» permettent de connaître la société sogdienne. Elle était composée de trois classes, les aristocrates (āzāt, āzātkār), les marchands (xvākar), puis les paysans libres et les artisans (kārikār). Il y avait aussi beaucoup d'esclaves, qui n'étaient pas considérés comme des membres de la cité (le nāf). Les āzāt étaient propriétaires des terres et des villages et les āzātkār étaient des personnes libres associées aux āzāt. Ces lettres n'ont pas été trouvées en Sogdiane, mais dans une tour de la frontière chinoise de cette époque, à Dunhuang. Elles témoignent de l'activité marchande des Sogdiens. Ces derniers ont aussi laissé quelques centaines de courtes inscriptions sur roche au nord de l'actuel Pakistan, sur une autre voie commerciale. Elles sont du genre: «Bōxsāk, fils de Vanxarak, citoyen de Paykand» (la ville de Paykand se trouvait près de Boukhara).

Histoire du début de l'ère chrétienne à l'invasion arabe

En 230, le Perse Ardashir, fondateur de la dynastie des Sassanides, annexa la partie occidentale de l'empire des Kushans. Les Sogdiens furent également attaqués, mais leur territoire ne fut pas occupé. Les évènements qui se produisirent ensuite ne sont pas clairs. On sait qu'entre 350 et 400, un peuple désigné par le nom de Hun (xwn en sogdien) tua le souverain de la Sogdiane. Mais qui étaient exactement ces Huns? Ce terme a désigné plusieurs peuples nomades en Asie centrale. Il s'agit peut-être d'un peuple appelé Kidarite par les Grecs, Chionites les auteurs latins et Huna par les Indiens. Ils sont mentionnés pour la première fois vers 350, comme alliés des Sassanides, et leur nom grec provient apparemment d'un roi qui s'appelait Kidara. Il est certain que les Kidarites s'emparèrent de la Bactriane, qui avait alors pris le nom de Tokharistan. Leur présence en Sogdiane n'est qu'hypothétique. On y a trouvé sept pièces de monnaie portant l'inscription kydr (Kidara).

Les Sassanides, s'étant brouillés avec les Kidarites, les attaquèrent à partir de 442. Cette campagne s'acheva en 467 avec la prise par les Perses de la capitale des Kidarites (la ville de Balkh?), au Tokharistan. Les Perses avaient un nouvel allié, les Hephthalites, qui étaient de redoutables guerriers et qui s'illustrèrent plus tard par de terribles massacres, notamment en Inde du Nord. Eux aussi, étaient qualifiés de Huns. Partis du nord de Tourfan, dans l'actuelle province chinoise du Xinjiang, ils se constituèrent un empire et s'emparèrent de la Sogdiane vers 509. Les Chinois reçurent alors une «ambassade» envoyée par les Hephthalites, qui étaient en fait surtout constituée de marchands sogdiens. Ce fut à partir de la Sogdiane que les Hephthalites lancèrent leurs attaques contre leurs anciens alliés, les Sassanides. On se brouillait facilement.

Les Hephthalites furent balayés entre 557 et 561 par un nouvel empire nomade, fondé à partir de la Mongolie par les Turcs Bleus (Köktürks, Tujue en chinois). À cette époque, un tyran appelé Abrui régnait sur l'oasis de Boukhara. Il était originaire de la ville de Paykand, citée plus haut. Fuyant sa brutalité, des nobles et des marchands s'installèrent au sud-est de l'actuel Kazakhstan, sur le cours du fleuve Ili (dans une région que l'on appelle le Semiretchie). Les citoyens restants rèclamèrent l'aide des Turcs, qui renversèrent Abrui. Les émigrés avaient dû passer par la région de Tachkent, d'où les gens du Kangju étaient partis (vaincus par les Kidarites?) et qui était devenue sogdienne. Cette expansion aida les Sogdiens à contrôler les routes commerciales. Elle servait aussi les intérêts des Turcs, qui purent compter sur les diplomates sogdiens pour rendre les routes aussi sûres que possible. Ces derniers étaient alors alliés des Sassanides. Ils se partagèrent les territoires laissés par les Hephthalites. La Sogdiane revint aux Turcs, mais les Sogdiens eurent avec les Turcs une relation beaucoup plus d'amitié que de soumission. Le sogdien devint la langue officielle de l'administration turque. Au début du VIIe siècle, on signale un mariage entre le roi de Samarcande et la fille d'un empereur turc.

Les Turcs avaient créé leur empire en 552. Il fut partagé en une aile orientale, en Mongolie, et une aile occidentale, au nord de l'actuelle région autonome chinoise du Xinjiang. Les Chinois détruisirent la première en 630 et la seconde en 657. Ils prirent, en théorie, possession de tous les territoires turcs, ce qui fit tomber la Sogdiane dans leur giron, mais elle se trouvait trop loin pour qu'ils pussent y exercer un contrôle effectif. L'empire turc fut reconstitué à partir des années 680, grâce notamment à un ministre exceptionnel, Tonyuquq. En 711, il vainquit un autre peuple turc, les Türgesh, et poursuivit les fuyards jusqu'en Sogdiane. Mais dans la région de Samarcande, il se heurta à des nouveaux venus: les Arabes.

La Sogdiane confrontée aux Arabes

En Perse, les Arabes avaient mis fin au règne des Sassanides, en 651. La Sogdiane se trouvait de l'autre côté du fleuve Amou-Daria, que les Grecs appelaient Oxus. Elle était donc la Transoxiane, nom que les Arabes ont traduit par Mavarannahr (Mā warā 'l-nahr) «ce qui est au-delà du fleuve». Ils traversèrent ce fleuve une première fois en 673 pour attaquer Boukhara, qui était alors gouvernée par une femme, la khatun,, mère d'un roi enfant nommé Tughshada. Elle obtint le retrait des envahisseurs contre le paiement d'une rançon. Ils revinrent à Boukhara en 676, puis se tournèrent vers Samarcande, mais ils échouèrent à prendre la ville. D'autres raids se produisirent, mais les Sogdiens ne prirent pas cette menace au sérieux. Bien plus, certains de leurs rois demandèrent aux Arabes leur soutien contre d'autres souverains sogdiens.

En 705, Qutaiba ibn Muslim devint le gouverneur du Khorassan, province du nord-est de la Perse. Il profita des querelles intestines des souverains de l'Asie centrale pour s'y introduire, mais il se heurta à une vive résistance à Paykand. La ville fut finalement détruite et ses défenseurs massacrés. Des Sogdiens coalisés et des Turcs lui barrèrent la route de Boukhara en 707 et 708, mais il put conquérir la cité en 709 grâce au soutien du roi sogdien Tarkhun. Ce dernier fut détrôné par ses sujets en 710. La cité de Samarcande dut se rendre en 712, après un mois de siège, et un an plus tard, ce fut au tour de la région de Tachkent de se soumettre. Ayant réussi à conquérir toute la Sogdiane, Qutaiba commença à y installer des Arabes et à y propager l'islam, mais il fut tué en 715 par une révolte de ses troupes.

Les Sogdiens qui acceptaient de se convertir à l'islam étaient exemptés d'impôts. Face à l'ampleur des conversions et la baisse consécutive des recettes fiscales, les Arabes décrétèrent que les nouveaux convertis devraient être circoncis et avoir une bonne connaissance du Coran. Cette mesure entraîna une vaste révolte. En 720 et 721, les Sogdiens détruisirent la garnison arabe de Samarcande avec l'aide des Turcs. Un nouveau gouverneur fut alors nommé au Khorassan, Said ibn Amr al-Harashi. Les rebelles sogdiens choisirent cette fois une stratégie de retraite. Sous la conduite de Divashtich, roi de la cité orientale de Panjikand, une partie d'entre eux se réfugièrent dans la forteresse d'Abargar, située sur le mont Mug. À cet endroit, sur la rive gauche du Zeravshan, les archéologues ont trouvé de nombreux documents riches en enseignements sur la société sogdienne. Les Arabes ayant assiégé la forteresse, Divashtich dut se rendre. Il fut exécuté à l'automne 722 par al-Harashi.

En 728, le gouverneur du Khorassan Ashras ibn Abdallah al-Sulami offrit une exemption d'impôts pour les nouveaux convertis, ce qui produisit exactement les mêmes effets que la première fois. Avec l'aide des Turcs, Boukhara devint le centre de la révolte sogdienne. Elle fut soumise durant l'été 729, après plusieurs mois de durs combats. Samarcande, dirigée par le roi Ghurak (successeur de Tarkhun), ne s'était pas soulevée. En dépit de la répression menée par les Arabes, la résistance des Sogdiens ne s'arrêta pas. Elle fut particulièrement vive en 733 et 734. Le gouverneur Nasr ibn Sayyar (738-748) décida de mener une politique plus conciliante avec les élites locales.

Vers la fin de la civilisation sogdienne

Les Arabes étaient alors gouvernés par la dynastie des Omeyyades. Elle avait des ennemis, parmi lesquels figuraient les Abbassides, des descendants d'Abbas, un oncle paternel de Mahomet. Leur leader au Khorasan et en Transoxiane fut Abû Muslim, un homme aux origines quelque peu obscures né en 718 ou 719. Il commença à rassembler des troupes en juin 747 et les mit en mouvement au début de l'année 748. Il entra dans Merv (actuel Turkménistan) en février. Nasr ben Sayyar dut fuir cette cité pour se réfugier en Perse, à Nichapur. Abû Muslim envoya contre lui l'un de ses officiers, Qahtaba ben Humayd, ce qui l'obligea à continuer sa fuite plus à l'ouest. Les Omeyyades réagirent alors en lui envoyant des renforts, mais ils furent défaits par Qahtaba et Nasr fut tué. Qahtaba garda le contrôle de la Perse, permettant aux Abbassides d'atteindre la ville de Kufa, en Irak, le 29 août 749. Un an plus tard, les Omeyyades furent renversés. Abû Muslim fut alors nommé gouverneur du Khorassan. Au printemps 751, il dut affronter un révolte d'un chiite, Sharik ben Shaykh, à Boukhara. L'officier qu'il envoya, Ziyad ben Salih, ne put venir à bout des insurgés qu'avec l'aide de l'aristocratie sogdienne.

La Sogdiane était toujours sous suzeraineté théorique de la Chine, mais les Chinois n'étaient pas intervenus. L'initiative vint d'un général chinois, Gao Xianzhi, qui était le gouverneur des «Pays d'Occident». Le souverain du Ferghana (à l'est de l'Ouzbékistan), demanda son aide contre le roi de Tachkent. Gao Xianzhi se rendit dans cette oasis, captura le roi en question et le fit exécuter, mais le fils du défunt souverain appela les Arabes à l'aide. En juillet 751, Ziyad ben Salih affronta une armée chinoise de 30 000 hommes et l'écrasa avec le soutien d'un peuple turc, les Karluk, sur la rivière Talas, au nord-est de Tachkent. La Chine était définitivement éliminée de la Sogdiane.

Les Omeyyades s'inquiétèrent de la toute puissance d'Abû Muslim. Ils nommèrent son général Ziyad ben Salih gouverneur de la Sogdiane. Celui-ci fut vaincu par Abû Muslim et fut tué par un chevalier sogdien chez lequel il s'était réfugié. Un calife des Abbassides arrivé au pouvoir en 754, Abu Jafar al-Mansur, convoqua perfidement Abû Muslim à la cour et le fit exécuter. Cela entraîna des révoltes de proches d'Abû Muslim, qui n'étaient pourtant pas des musulmans. Le zoroastrien Sunbādh souleva le Khorassan contre les Abbassides. Ceux-ci effectuèrent une répression très féroce, allant jusqu'à massacrer des femmes et des enfants. D'autres révoltes zoroastriennes se produisirent, la dernière et la plus importante ayant lieu entre 776 et 783. Elle fut menée par Hashim ben Hakim. Bien que ce personnage ait eu un nom arabe, son mouvement était plutôt antimusulman et ancré dans la paysannerie sogdienne. Il avait aussi un soutien dans la ville de Samarcande. La répression de cette révolte et le suicide de Hashim ben Hakim marqua la victoire définitive de l'islam sur les religions locales.

Au cours du IXe siècle, la Transoxiane tomba progressivement, de manière pacifique, entre les mains d'une famille originaire du village (bactrien?) de Saman, les Samanides. En 874, le calife Al-Mu'tamid nomma l'un de ses membres, Nasr ben Ahmad, gouverneur la Transoxiane, avec Samarcande pour résidence. La même année, Nasr installa son petit frère Ismail ben Ahmad à Boukhara, mais en 888, les deux hommes s'affrontèrent et Nasr fut vaincu. À la mort de ce dernier en 892, Ismail devint le seul maître d'un État de facto indépendant. En 900, il annexa le Khorasan. Les Samanides étaient de bons musulmans, mais ils entreprirent la désarabisation de la Transoxiane et du Khorasan. À partir de cette époque, le persan commença à supplanter le sogdien et le bactrien. Le terme Tāzīk (en moyen persan) était utilisé à l'ouest de la Perse pour désigner les Arabes. Il s'appliqua ensuite aux musulmans du Khorasan et de la Transoxiane. Aujourd'hui, prononcé tadjik, il désigne les populations de langue persane de l'Asie centrale, au Tadjikistan, au nord de l'Afghanistan, mais aussi en Ouzbékistan, où cette langue demeure très utilisée, notamment dans les grandes villes comme Samarcande ou Boukhara.

Avec l'arrivée de l'islam et du persan, c'était une nouvelle civilisation qui s'installait en Sogdiane.

La civilisation   La société

Selon les documents du mont Mug, elle ne semble pas avoir connu de grands changements depuis l'époque des Lettres Anciennes: on y distingue toujours trois classes. Le titre le plus élevé de l'aristocratie était celui du roi, le afshīn ou le ikhshid. Le souverain de Boukhara portait un titre spécial, Bukhār khudāt. Durant les VIIe et VIIIe siècles, les rois étaient de plus en plus élus par les nobles, ce qui limitait leur pouvoir. C'est de cette manière que le ikhshid Ghurak est monté sur le trône de Samarcande, après la chute de Tarkhan. Parmi les nobles (āzād), il y avait les dihqān. Cette classe était beaucoup plus ouverte qu'en Europe: dans la ville de Panjikand, elle ne représentait pas moins de quinze pour cent de la population. Elle comprenait les propriétaires fonciers, qui jouissaient parfois d'un pouvoir considérable et avaient des guerriers professionnels à leur disposition, les chakir. Ces derniers constituaient le noyau des armées sogdiennes.

L'historien perse Narshakhi a donné cette description de la cour de Tughshada, la reine de Boukhara. Sa coutume était chaque jour de:

«s'asseoir sur un trône, tandis que devant elle, se tenaient des esclaves, des maîtres du sérail, c'est-à-dire des eunuques, et des nobles. Elle avait fait une obligation pour la population que chaque jour, des dihqān aux princes, deux mille jeunes, ceints de ceintures d'or et portant des épées [à l'épaule], devraient apparaître pour le service et se tenir à distance. Quand la Khatun sortait, tout le monde lui faisait obéissance pendant qu'elle effectuait des recherches sur les affaires de l'État. Elle donnait des ordres et des interdictions; elle offrait un vêtement pour honorer qui elle voulait et punissait qui elle voulait... Au soir, elle sortait de la même manière et s'asseyait sur le trône. Quelques dihqān et princes se tenaient devant elle en deux rangs, à son service jusqu'au coucher du soleil.»

Les peintures sogdiennes montrent des dihqān en train de festoyer. Les hommes portaient des ceintures d'or, où étaient accrochés de superbes épées ou poignards. Des femmes leurs tenaient compagnie. Tous étaient assis ou étendus sur des tapis, avec leurs serviteurs en arrière-plan.

À l'époque dont nous parlons, les Turcs avaient exercé une influence sur les Sogdiens. Le plus haut titre administratif, le tudun (peut-être le chef du service civil), était d'origine turque. Il restait cependant des hauts dignitaires purement sogdiens, comme le farmandār, en charge de toutes les affaires financières et économiques, le commandant des forces armées et l'archiviste en chef, ainsi que des collecteurs de taxes. Cette administration fonctionnait de manière bureaucratique, mais efficacement et sans inégalité.

Aux yeux des étrangers, les Sogdiens étaient surtout des marchands. Leur activité commerciale était indéniable, mais leur économie reposait surtout sur la pratique de l'agriculture. Les conditions météorologiques les contraignaient à développer des réseaux d'irrigation. Le village sogdien paraît avoir coïncidé avec le groupe agnatique.

La fabrication de soie a débuté en Sogdiane aux alentours de l'an 700. Au cours de la bataille du Talas, des artisans chinois qui savaient fabriquer du papier ont été capturés. Cela valut à Samarcande de devenir un important centre de production de papier. Les artisans et les petits commerçants vivaient dans des maisons à un étage et plusieurs pièces. Certains devaient louer des ateliers ou des boutiques.

Les esclaves étaient nombreux. Il s'agissait de personnes capturées lors des guerres, prises comme otages, vendues par leur famille ou qui s'étaient elles-mêmes placées sous la protection d'un maître.

Témoignages chinois

Les annales de la dynastie chinoise des Tang donne la description suivante des coutumes sogdiennes:

«Les habitants de ces principautés aiment le vin. Ils se plaisent à danser et à chanter dans les rues. Le roi a un chapeau de feutre qu'il orne d'or et de divers joyaux. Les femmes se font un chignon: elles portent un bonnet noir auquel elles cousent des fleurs d'or. Quand elles ont accouché d'un enfant, elles lui font manger du sucre candi et elles lui mettent de la colle sur la main, dans le désir que lorsqu'il sera grand, il ait des paroles douces et tienne les objets précieux comme s'ils étaient adhérents à ses mains. Ces gens sont habitués à écrire en lignes horizontales. Ils excellent au commerce et aiment le gain. Dès qu'un homme a vingt ans, il s'en va dans les royaumes voisins. Partout où on peut gagner, ils sont allés.»

À la même époque, le pèlerin chinois Xuanzang a laissé ce témoignage sur Samarcande:

«Sa capitale a plus de 20 li de tour (environ 10 km), excessivement forte avec une importante population. Le pays a un grand entrepôt commercial, est très fertile, abondant en fleurs et en arbres et fournit beaucoup de beaux chevaux. Ses habitants sont des artisans habiles et énergiques. Tous les pays Hu (iraniens) considèrent ce royaume comme leur centre et se font un modèle de ses institutions. Le roi est un homme d'esprit et de courage auquel les États voisins obéissent. Il a une superbe armée où la plupart des soldats sont des chakir. Ce sont des hommes de grande valeur, qui voient en la mort un retour vers leurs parents, et contre lesquels aucun ennemi ne peut tenir au combat.»

La religion

D'une manière générale, en ce qui concerne la religion, les Sogdiens ont été assez perméables aux influences extérieures. Dans leurs textes, on trouve les noms de vieilles divinités iraniennes. Leurs noms sont donnés en transcription gréco-latine de l'écriture sogdienne, qui ignorait les voyelles:

  • Verethragna (wsγn), dieu guerrier semblable à Indra. L'un des principaux dieux iraniens. Il est appelé Orlagno par les Bactriens, Varlagn par les Saces, Arlagn par les Chorasmiens (au Khwarezm).
  • Druvāspa (δrw'sp), la «Maîtresse des chevaux bien portants». Présente dans l'Avesta, elle est appelée Lrooaspo par les Bactriens.
  • Haoma (γwm). C'est la plante d'immortalité des Iraniens, qui est divinisée.
  • Khvarnah (prn), entité multiforme, lumineuse, assimilée à un feu, que tout roi iranien devait posséder.

La plus importante divinité féminine était Nanai, qui possédait quatre bras et s'asseyait sur un lion. Ahura Mazdā (Xwrmzt'βγ), le dieu théoriquement unique du zoroastrisme, était très rarement mentionné, mais les Sogdiens connaissaient son fondateur, Zarathoustra (Zrwsc). Ils adhéraient à un courant de cette religion qui plaçait Zervan (zrw), le Temps, en tête du panthéon. Il était considéré comme le père d'Ahura Mazdā (ou Ohrmazd) et de son ennemi Angra Mainyu (ou Ahriman), l'Esprit du Mal. Les noms des six Amesha Spenta, divinités auxiliaires d'Ahura Mazdā selon la philosophie de Zarathoustra, étaient utilisés comme noms personnels.

De même que les Sogdiens n'ont jamais créé d'État unifié, ils n'ont jamais donné d'autorité centrale à leur religion. C'est une différence essentielle avec le zoroastrisme tel qu'il était pratiqué dans la Perse des Sassanides. La religion sogdienne était une affaire individuelle. Chaque famille et chaque communauté avait ses propres patrons. Des autels étaient aménagés dans chaque maison. Les Arabes ont mentionné des «temples du feu» très richement décorés et des «idoles» en or et en argent, parfois de grande taille. La pratique zoroastrienne de décharnement des cadavres est attestée au moins jusqu'au cinquième siècle.

Etant en contact avec tous les pays de l'Asie, les Sogdiens connaissaient bien sûr les divinités indiennes. Ils s'inspiraient de l'iconographie indienne pour représenter leurs propres dieux. Zurvan était ainsi représenté sous la forme de Brahma.

Le bouddhisme est arrivé en Chine en passant par la Sogdiane, mais s'il est resté présent sur ce territoire, il y a toujours occupé une place marginale. On connaît un Sogdien qui s'est converti au bouddhisme au Viêt Nam, alors appelé le Giao-Chi, au IIIe siècle. Il était le fils de négociants qui s'étaient installés dans ce pays. Il arriva à Nankin en 247 afin de convertir le roi Sun Quan et il y mourut en 280 après avoir traduit de nombreux livres sanskrits en chinois. Son nom, prononcé à la manière chinoise, est Kangsenghui.

                                           La perse 1808

 

Droits humains - Ouzbékistan

Steve Swerdlow: «Les Droits de l'Homme en Ouzbekistan ont perdu la bataille»

21.03.2011 13:51 msk

Jildiz Karaeva

Sur la photo: Steve Swerdlow

Human Rights Watch (HRW) aurait perdu l'espoir a reprendre son travail en Ouzbekistan face à l'obstruction des autorités ouzbeks.

Le 10 mars, les représentants d'HRW ont reçu une communication de la Cour Suprême de la République de l'Ouzbekistan évoquant l'éventuelle fermeture de leur agence. Les autorités ouzbeks n'ont avancé aucun motif pour la fermeture de ce bureau qui, ouvert dans le pays depuis 1996, avait du attendre 2007 pour être répertoriée par le ministère de la Justice, sans pour autant obtenir pleinement le droit de travailler dans le pays.

N'ayant pu obtenir une accréditation en 2007, Andrea Berg, à l'époque chef des bureaux d'HRW à Tashkent, avait du quitter l'Ouzbekistan. En 2008, Igor Vorontsov n'avait à son tour pas pu obtenir d'accréditation. Selon les autorités ouzbeks, il «ne comprenait pas la mentalité du peuple ouzbek» et «n'était pas à même d'évaluer la pertinence des réformes menées par Islam Karimov, le président de la République».

En décembre 2010, c'est Steve Swerdlow, un autre répresentant de HRW, qui s'est vu refuser cette accréditation. Il partage aujourd'hui avec Ferghana ses observations sur la situation des Droits de l'Homme en Ouzbekistan.

-Steve, quand Human Rights Watch a-til appris que vous ne pourriez pas travailler à Tashkent?

-Le refus d'accréditation nous a été notifié le 24 décembre 2010. J'ai reçu une convocation au Ministère de la Justice où je me suis fait remettre une lettre qui informait de ce refus pour ces motifs : «ignorance de la législation de l'Ouzbekistan et manque d'experience dans le domaine de la coopération avec l'Ouzbekistan et dans la région». Je suis en tout la sixième personne en six ans à me voir refuser l'accréditation en Ouzbekistan. C'est encore une fois la preuve que le gouvernement ouzbek ne supporte pas la critique et souhaite éviter toute couverture médiatique de la situation des Droits de l'Homme dans ce pays. Les espoirs placés par la communauté internationale dans la capacité du gouvernement ouzbek à améliorer la situation des Droits de l'Homme ne se sont pas justifiés. Au contraire, l'isolement augmente, ainsi que la pression exercée sur les militants. On veut faire taire les voix indépendantes dans la société.

Steve Swerdlow, représentant officiel d'HRW en Ouzbekistan, s'est vu refuser son accréditation
Steve Swerdlow, représentant officiel d'HRW en Ouzbekistan, s'est vu refuser son accréditation

-Qu'espériez-vous, si cette issue est devenue une habitude en Ouzbekistan?

-Dès début 2004, Human Rights Watch a vu s'accroître les difficultés. Quand s'est posée la question de mon accréditation, nous nous attendions au pire mais nous gardions l'espoir. Nous considérions toujours que notre présence dans le pays nous aidait à comprendre la société ouzbek, comprendre les violations des Droits de l'Homme qui ont toujours lieu... Notre présence sur place nous donnait la possibilité de nous mettre à la table des négociations, d'écouter les victimes de la torture, des répressions, de recueillir la parole des militants des Droits de l'Homme, d'apprendre à connaître leur situation, de transmettre tout celà au monde entier. Nous nous attendions à ce refus, mais nous espérions un miracle, car nous savions que notre présence était un soutien pour les militants des Droits de l'Homme dans le pays. Mais nous n'en étions pas moins confiants que Human Rights Watch s'était attiré des inimitiés au sein des pouvoirs ouzbeks.

-Pensez-vous que l'absence de Human Rights Watch pourrait nuire à l'information de la communauté internationale sur les évenements liés aux Droits de l'Homme dans le pays?

-Ce sont les militants sur place qui font le gros du travail. Personne ne les remplacera quand ils seront emprisonnés. Notre avantage est d'avoir accès aux media étrangers, ce que n'est pas toujours le cas des militants des Droits de l'Homme du pays. Et le fait que l'état nous mette dehors démontre bien le degré d'acharnement des pouvoirs ouzbeks et le niveau de détérioration des Droits de l'Homme en Ouzbekistan. Evidemment, la plupart des organisations internationales ont été chassées du pays il y bien longtemps. Les répresantants des pouvoirs ouzbeks continuaient pourtant jusqu'ici à dire qu'ils saluaient le travail d'Human Rights Watch, qu'il étaient fiers de la présence des bureaux de HRW en Ouzbekistan. Les pouvoirs ouzbeks ont déclaré à maintes reprises qu'ils n'empêcheraient pas notre retour dans le pays et le problème ne réside que dans les représentants envoyés par HRW dans le pays. Mais il est aujourd'hui évident que ce n'était qu'hypocrisie, qu'il n'y avait aucune volonté de leur part d'accueillir les représentants d'HRW et de les laisser couvrir les evénements relatifs aux Droits de l'Homme.

-HRW entreprendra-t-elle à terme des démarches pour changer la situation des Droits de l'Homme en Ouzbekistan?

-En raison de l'isolement croissant de l'Ouzbekistan, il est important que notre organisation et d'autres institutions engagées dans la défense des Droits de l'Homme continuent à suivre ce qui se passe dans le pays. On pourrait dire que l'Ouzbekistan se rapproche aujourd'hui d'autres pays qui sont entièrement fermés sur l'extérieur, et dont nous assurons la couverture des informations relatives aux Droits de l'Homme : Iran, Turkhmenistan, Corée du Nord... La différence entre ces pays et l'Ouzbekistan est en fait que beaucoup de diplomates étrangers se figurent que la situation en Ouzbekistan est meilleure que dans ces pays. Mais notre cas doit encore une fois rapeller à tout le monde que les démarches enreprises jusqu'à aujourd'hui en matières des Droits de l'Homme ne donnent pas de résultats, c.t.d. La diplomatie passive ne donne rien, la situation ne fait que s'empirer. Selon HRW, au moins trente militants des Droits de l'Homme sont emprisonnés en Ouzbekistan. Les organisations internationales ne sont pas les seules à se voir refuser l'enregistrement, les militants qui se trouvent dans le pays sont également concernés. Huit rapporteurs spéciaux de l'Onu sont toujours en attente d'une autorisation à se rendre en Ouzbekistan. Un groupe de l'OIT chargée de faire un rapport sur le travail des enfants sur les champs de coton n'a toujours pas reçu d'autorisation.

-L'année dernière Elena Ouralova, militante ouzbek, s'est vue remettre pour son action le prix de «la militante la plus courageuse». Estimez-vous que cet événement témoigne d'une attention particulière de la communauté internationale envers l'Ouzbekistan et de la défense des Droits de l'Homme dans le pays ? Les militants ouzbeks peuvent-ils espérer une aide de l'extérieur?

-Quand j'étais à Tashkent, j'éprouvais le sentiment d'isolement qu'éprouvent les militants sur place, un sentiment qui se renforce de jour en jour. Malheureusement, les militants voient que l'Union Européenne et les Etats-Unis se rapprochent de plus en plus de l'Ouzbekistan, donnant l'impression qu'il n'y pas de souci avec l'Ouzbekistan. Des entreprises, des organisations, qui travaillaient en coopération avec ces pays sont en train de s'en détourner pour satisfaire les pouvoirs ouzbeks. Nombre d'ambassades et d'organisations internationales coopérent moins avec les militants ouzbeks car une telle coopération irrite le gouvernement ouzbek. Il faut croire que le travail des diplomates est difficile, que les intérêts d'état passent avant les Droits de l'Homme.

-Vous dites que ces dernières années la situation des Droits de l'Homme s'est déteriorée en Ouzbekistan, que le pays s'isole de plus en plus. Pourquoi?

-En effet, il est de plus en plus difficile de travailler dans le pays, d'en recevoir des informations. Un avocats ouzbek m'a raconté qu'après le départ du pays des organisations internationales, deux ans après les événements d'Andijan, il ne restait aucun témoin de l'arbitraire du pouvoir, ce qui a conforté le pouvoir ouzbeks dans son sentiment d'impunité. Par exemple, quand les pouvoirs disent que l'habeas corpus contribue à diminuer le nombre des tortures dans le pays, tout le monde doit prendre cela comme un fait. Pas de preuves, pas d'observateurs sur place susceptibles de se rendre aux tribunaux et de faire face aux juges. Cela arrange les pouvoirs ouzbeks.

-Avez-vous des choses à souhaiter aux défenseurs des Droits de l'Hommes en Ouzbekistan?

-Le fait que nous n'avons plus de bureaux à Tashkent ne signifie pas que nous abandonnerons notre travail dans le pays. Au contraire, nous examinerons la situation dans le pays avec encore plus d'attention et travaillerons davantage avec les militants. Nous sommes également prêts à travailler avec les autorités si elles remplissent leurs engagements. Nous resterons attachés à nos principes, et travaillerons à améliorer la situation en matière des Drois de l'Homme en Ouzbekistan.

Entretien réalisé par Jildiz Karaeva (pseudonime du journaliste à Bishkek). Agence de presse internationale Ferghana

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Efforts d'effacer la culture iranienne

 

Après la fin de l'Union soviétique, les Etats satellites étaient soudainement seul.
Des politiciens ont eu soudainement des problèmes économiques et politiques et de cultures qui se dressaient contre eux , résoudre des problèmes politique et économique étaient plus facile que les problèmes culturels, parce que ces Pays stellites avant communisme appartenait à portée d’influence culturelle iranienne et après communisme appartenait à portée d’influence russe.  

 

Maintenant, quoi faire?
Ils ont dû construire une culture indépendante pour un Etat indépendant
Mais comment?
Ils ont commis une erreur ; Ils ont commis vol culturelle

 

Ils essaient et essaient encore posséder comme un livre des scientifiques ou des artistes qui sont nés ou ils ont grandi ou ils ont travaillé sous le gouvernement iranien même s’ils  n’avez jamais écrit un mot ou créé quelque chose turque ou ouzbek ou arabe

 

Ces Iraniens connaissaient les Langages arabe et turque ; Ils sont maintenant appelés arabe et Turc ?!, Comment ça marche?

 

Ça commence tôt dans les écoles et les textes dans les manuels scolaires (contrôle de l'esprit)  

Puis vient des timbres et des billets avec leurs images
Après avec des films dans ces langues
Puis ils installent sculptures des scientifique ou artiste ou de poète partout et ils les présent comme scientifique ou artiste ou de poète Turc ou d’ Azerbaïdjan ou ouzbek:

Une telle politique fait de la Turquie et veut faire le Jalal ad-Din ar-Rumi connu comme un Turc

 

Incroyable, n'est ce pas ??

 

Imaginez vous qu'un autre pays veut présenter Ernst Hemingway et Jack London et   fait ces choses ; Commence tôt dans les écoles et les textes dans les manuels scolaires (contrôle de l'esprit) 

Puis vient des timbres et des billets avec leurs images
Puis avec des films dans ces langues
Puis ils installent sculptures des scientifique ou artiste ou de poète partout et ils les présent comme scientifique ou artiste ou de poète Turc ou d’ Azerbaïdjan ou ouzbek

 

 

Imaginez qu'un autre pays veut présenter Victor Hugo et Guy de Maupassant  et de fait ces choses ; Commence tôt dans les écoles et les textes dans les manuels scolaires (contrôle de l'esprit)   

Puis vient des timbres et des billets avec leurs images
Puis avec des films dans ces langues
Puis ils installent sculptures des scientifique ou artiste ou de poète partout et ils les présent comme scientifique ou artiste ou de poète Turc ou d’ Azerbaïdjan ou ouzbek


 

Imaginez qu'un autre pays veut présenter Mozart et Johann Strauss et fait ces choses ; Commence tôt dans les écoles et les textes dans les manuels scolaires (contrôle de l'esprit)   

Puis vient des timbres et des billets avec leurs images
Puis avec des films dans ces langues
Puis ils installent sculptures des scientifique ou artiste ou de poète partout et ils les présent comme scientifique ou artiste ou de poète Turc ou d’ Azerbaïdjan ou ouzbek


 

Vous serez en colère, n’est ce pas? Des Iraniens sont en colère
Aujourd'hui la Turquie, l'Azerbaïdjan, le Turkménistan et l'Ouzbékistan et des États arabes du golfe Persique font Ce vol culturelle .

 

ici vous pouvez voir comment l'Autorité des Azerbaijan démolir poèmes persans et le remplacer par Leurs écrits

 

Eh bien il faut réfléchir à ce sujet

          Iran                                                   Sogdiane

 

                Khwarezmid Empire 1190-1220

                             

Sogdiane (Ouzbékistan)

Plus grande ville

Tachkent

Superficie totale

447 400 km2
(classé 55e)

Indépendance

De l'URSS

date

1er septembre 1991

Population totale (2012)

29 559 100 hab.
(classé 44e)

Densité

60 hab./km

 

                                             Iran

Plus grande ville

Téhéran

Superficie totale

1 648 195 km2
(classé 16e)

Population totale (2013)

77 176 930 hab.
(classé 17e)

Densité

47 hab./km2

 

 

Peut-être cette zone appartient aux Turcs et Turcophones ? No , aucun

Parce que les ancêtres des Turcs n'appartenaient pas à la région

Les ancêtres des Turcs étaient de la région de la zone Chine et ils ont fait une descente dans cette région

Ils n'avaient pas de culture commune avec les gens de cette région

 

Peut-être cette zone appartient aux Russes et parlant le russe? No , aucun

Parce que les ancêtres des Russes ne sont pas de la zone et ils ont fait une descente dans cette région

Ils n'avaient pas de culture commune avec les gens de cette région

Iran reste le seul pays qui historiquement et culturellement toujours été dans la région et il le sait

 

Il suffit de regarder les noms et la religion et du centre touristique, et la vieille tradition qui nous amène à la terre de Perse

Sogdiane est une partie de l'Iran et le sera toujours et nous, les Iraniens, n’oublierons jamais 

Maintenant, comprendre ça , que la nation iranienne aura à faire? Qu'est-ce que la politique devrait être?

Tout d'abord, le peuple iranien, en particulier les personnes de Sogdiane doivent savoir , connaitre et être au courant de l'histoire réelle et les véritables propriétaires de Sogdiane

Deuxièmement, la politique, culture  et économie de la politique gouvernementale devrait être une relation étroite avec la terre ancestrale de la Perses (Sogdiane)
Cette région est une priorité dans la relation Iran comme une province de l'Iran

Troisièmement, le gouvernement devrait informer les gens de Sogdiane que tout le monde peut apprendre la langue et les coutumes et culture natif et vivre dans la liberté et la paix.

Nous ne répéterons pas la violence et l'intimidation, et les choses que nos ancêtres ont souffert

Quatrièmement, le gouvernement iranien devrait dire aux gens de Sogdiane et de faire savoir que seule une forte alliance avec l'Iran gardera tous les risques

Aucun autre pays que l'Iran, avec une religion, l'histoire et la culture commune, avec 80 millions résidents est mieux pour eux 

Cinquièmement, le gouvernement iranien doit insister pour que Sogdiane sera accepté à bras ouverts en acceptant de la constitution iranienne

 

La liberté de résidence pour tous les habitants de Sogdiane.en Iran

Liberté de travailler pour tous les habitants de Sogdiane .en Iran

La liberté du commerce pour tous les habitants de Sogdiane .en Iran

La liberté d'enseignement pour tous les habitants de Sogdiane .en Iran

La sécurité sociale et la santé pour tous les habitants de Sogdiane en Iran

 

 

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