19 Architecture

L'architecture d'Iran est une architecture avec une tradition et un héritage très anciens. Comme Arthur Pope le définit, "l'impact le plus sensible de l'architecture persane est très souple. Pas accablante mais dignifée, magnifique et impressionnante."
Architecture iranienne

Place Naghsh-e Jahan, Esfahan, est la deuxième plus grande place du monde et sans conteste un joyau de l'architecture persane.

L'architecture est un des domaines dans lequel les Iraniens ont une contribution qui remonte loin dans l'histoire. L'architecture utilise abondamment la géométrie symbolique, usant de formes pures telles que le cercle et le carré. Les plans sont souvent basés sur des rendus symétriques dont les cours rectangulaires et les halls sont parmi les caractéristiques.
L'architecture Islamique de l'Iran reprend des idées de ses prédécesseurs pré-Islamiques, et fait intervenir des formes géométriques et répétitives, ainsi que des surfaces richement décorées de céramiques, de stuc sculpté et de briques formant des motifs décoratifs, avec une iconographie florale, calligraphique et aussi parfois animée.
Avant tout, l'architecture des terres iraniennes à travers les âges peut être classifiée dans les différents styles ("sabk")

 

• Pré-Islamique :
o Le style "Parsi". Exemples : Pasargades, Persepolis, Chogha zanbil http://commons.wikipedia.org/wiki/Image:Choghazanbil2.jpg, Sialk.
o Le style "Parthe" et "sassanide". Exemples : Temple d'Anahita, la chambre de Kasra à Ctésiphon, et Bishapur.

 

• Post-Islamique :
o Le style "Khorasani". Exemples : Mosquée de Nain http://www.rizzuti.org/Iran/4/Nain_moschea.jpg, Tarikhaneh-ye Damghan http://www.tarikhaneh.com/English/tarikhaneh.htm, Mosquée de la Congrégation (Jame) d'Isfahan http://commons.wikipedia.org/wiki/Image:Dome+minaret_masjed-e-jomeh_esfahan.jpg.
o Le style "Razi" . Exemples : Tombe de Ismail Ier http://en.wikipedia.org/wiki/Image:Bukhara_Samonides_Mausoleum.jpg, Gonbad-e Qabus, Kharaqan towers.
o Le style "Azari". Exemples : Soltaniyeh, Arg-e Alishah, Mosquée de Varamin, Mosquée Goharshad, Mosquée Bibi Khanum à Samarcande, Mosquée de la Congrégation à Yazd.
o Le style "Isfahani". Exemples : Chehelsotoon, Mosquée Agha bozorg à Kashan, Mosquée du Shah, Mosquée du Sheikh Lutfallah.

Sommaire
• 1 Architecture pré-Islamique de Perse (Iran)
• 2 Architecture Islamique de Perse (Iran)
• 3 Patrimoine mondial de l'UNESCO
• 4 Architectes iraniens
• 5 Liste de sujets liés à l'architecture iranienne
• 6 Références
• 7 Voir aussi
• 8 Liens externes

 

Architecture pré-Islamique de Perse (Iran)

Il n'était pas peu commun pour les artisans iraniens anciens de faire des modèles comme cette maquette céramique d'adobe d'une tour (datée du XIIIe siècle av. J.-C.) au cours leurs travaux. Trouvée à Chogha Zanbil, Iran.
D'après ce qui a retrouvé au cours de fouilles, l'histoire de l'architecture et de la planification urbaine en Iran (Perse remonte à plus de 10 000 ans. Les Persans étaient parmi les premiers à utiliser les mathématiques, la géométrie et l'astronomie dans l'architecture. Tepe Sialk, près de Kashan, où se trouve une importante ziggurat construite il y a 7 000 ans, est un de ces sites historiques en Iran où les habitants ont été les initiateurs d'une technique de construction déjà évoluée.


L'architecture iranienne a laissé une forte influence sur l'architecture des vieilles civilisations. Arthur Uphman Pope a écrit: "L'architecture en Iran a au moins 6 000 ans d'histoire continue, dont des exemples peuvent être vus de la Syrie jusqu'au nord de l'Inde et aux frontières Chinoises, et du Caucase à Zanzibar."
L'Iran se classe parmi les 10 premières nations possédant des ruines architecturales antiques et est reconnu par l'UNESCO comme un des berceaux de l'humanité.
Chacune des périodes Elamite, Achéménide, Parthe et Sassanide ont créés des types d'architecture qui se sont répandues à travers les âges et ont été adoptées par d'autres cultures. Bien que l'Iran ait souffert de sa part de destruction, dont la décision d'Alexandre le Grand de brûler Persépolis, il y a toujours des restes permettant de se donner une idée de son architecture classique.

.

Après 2 500 ans, les ruines de Persépolis inspirent toujours les visiteurs du monde entier.
Les plalais achéménides conservés présentent une grande échelle. Les artisans, artistes et matériaux dont ils se servaient étaient amenés de pratiquement tous les territoires de ce qui était alors l'un des plus grands empire du monde. Pasargades établit le standard : la ville s'élevait dans un grand parc constellé de ponts, de jardins, de palais à colonnades et de pavillons ouverts à colonnes. Pasargades, ainsi que Suse et Persépolis exprimaient avec force l'autorité du Roi des Rois, et les escaliers de cette dernière rappelaient par ses bas-reliefs sculptés la vaste étendue de l'empire.


Avec l'émergence des Parthes et des Sassanides sont apparues de nouvelles formes. Les innovations Parthes se sont pleinement exprimées à l'époque Sassanide par de massifs chambres voutées, de solides dômes en maçonnerie et de hautes colonnes. Cette influence allait se maintenir pour les années à venir.
La rondeur de la cité irakienne de Bagdad, érigée à l'époque Abbasside, par exemple, se réfère aux précédents Persans tels que Firuzabad dans le Fars1. Les deux concepteurs qui ont été engagés par al-Mansur pour faire les plans de la ville étaient Naubakht, un ancien Zoroastrien Persan qui a aussi aidé à déterminer la date à laquelle le début de la construction de la ville serait sous de bons auspices, et Mashallah, un ancien juif du Khorasan2
Les ruines de Persepolis, Ctésiphon, Jiroft, Sialk, Pasargades, Firouzabad, Arg-é Bam et des milliers d'autres ruines répertoriées dans l'Iran d'aujourd'hui peuvent nous donner une indication sur les contributions faites par les Persans à l'art de la construction.
Architecture Islamique de Perse (Iran)

Les "Koochehs" procurent un abri des tempêtes de sable et de l'intense lumière du soleil. Cette forme de conception urbaine est ancienne en Perse et s'est révélée très efficace. Photo prise à Kashan, Iran (Persia).
La chute de l'Empire persan face à l'invasion des forces Islamiques a ironiquement conduit à la création de bâtiments religieux remarquables en Iran. Des arts comme la calligraphie, le travail du stuc, le travail des miroirs et de la mosaïque ont été fortement intégrés à l'architecture en Iran pendant cette nouvelle époque. Des fouilles archéologiques ont permis de découvrir des éléments qui démontrent les impacts de l'architecture Sassanide sur l'architecture du monde Islamique. Les types majeurs de bâtiments sont la mosquée et le palais.
De nombreux experts pensent que la période de l'architecture Perse du XVe au XVIIe siècle est la plus brillante de l'ère islamique. Plusieurs structures comme des mosquées, des mausolées, des bazars, des ponts et différents palais ont survécu de cette période. Dans l'architecture persanne, les chambres semi-circulaires ou de forme ovale présentaient un grand intérêt, conduisant les architectes Safavides à montrer leur extraordinaire habileté en construisant des dômes aux dimensions massives.


Les dômes peuvent être vus fréquemment dans les structures des bazars et des mosquées, particulièrement pendant la période Safavide à Esfahan. Les dômes iraniens se distinguent par leur hauteur, la proportion des éléments, la beauté de la forme et la rondeur du dôme proprement dit. Les surfaces extérieures des dômes sont généralement recouvertes de céramiques, créant ainsi des surfaces chatoyantes.
D'après le Dr. D. Huff, un archéologue allemand, le dôme est l'élément dominant de l'architecture iranienne. Le Professeur Arthur U. Pope, qui mena des études poussées dans les bâtiments persans anciens et islamiques disant :"L'art suprême de l'Iran, au sens propre du terme, a toujours été l'architecture. La suprématie de l'architecture s'applique à la fois aux périodes préismaique et islamique."
Quand les monuments majeurs de l'architecture islamique persanne sont examinés, ils révèlent des relations géométriques complexes, une hiérarchie étudiée de la forme et des ornements et une signification symbolique très profonde.
.

Tours jumelles de Kharaghan, Province de Qazvin, Iran. 1067 ap. JC. Elles servent de tombe à deux princes Seldjoukides. Un tremblement de terre les a fortement endommagées en 2003.
Un croquis de Timcheh Amin-o-Dowleh, Bazaar de Kashan. 1800s. Scannée par depuis un original de la Wiedener Library Harvard.

Patrimoine mondial de l'UNESCO
La liste suivante est la liste des sites du patrimoine mondial définis par l'UNESCO construits ou dessinés par des Iraniens (ou Persans), ou alors dessinés et constuits dans le style de l'architecture iranienne :
• En Iran :
o Arg-é Bam et son paysage culturel, Kerman
o Place Naghsh-e Jahan, Isfahan
o Pasargades, Fars
o Persepolis, Fars
o Tchogha Zanbil, Khuzestan
o Takht-e Soleyman, Azerbaijan-e-gharbi (de l'ouest)
o Dôme de Soltaniyeh, Zanjan

• En dehors de l'Iran :
o Minaret de Jam, Afghanistan
o Mausolée de Khoja Ahmed Yasavi, Kazakhstan
o Centre Historique de Boukhara
o Centre Historique de Shahrisabz
o Samarcande - Carrefour des Cultures
o Citadelle, ville ancienne et batîments fortifiés de Darband, Daghestan

L'Arg-é bam (ارگ بم en persan, la "citadelle de Bam") était le plus grand monument en adobe du monde, situé à Bam, une ville de la province de Kerman dans le sud-est de l'Iran. Il est repris dans la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Cette gigantesque citadelle, située sur la célèbre Route de la soie, fut construite quelque temps avant le Ve siècle av. J.-C. et resta en activité jusqu'en 1850 ap. J.-C. On connait pas avec certitude la raison de son abandon.
Le bâtiment dans son ensemble était une grande forteresse dans laquelle se situait le cœur de la citadelle lui-même, mais du fait de l'apparence impressionnante de la citadelle, qui en constituait le point le plus élevé, la forteresse entière est appelée Citadelle de Bam.
Le 26 décembre 2003, la Citadelle fut presque complètement détruite par un tremblement de terre, en même temps qu'une grande partie du reste de Bam et de ses environs. Quelques jours après le tremblement, le président iranien Mohammad Khatami annonça que la Citadelle serait reconstruite.

Sommaire
• 1 Dimensions
• 2 Architecture et conception de la Citadelle
• 3 Sécurité
• 4 Air conditionné
• 5 Tourisme
• 6 Le tremblement de terre en 2003
• 7 Réferences

 

Dimensions
Plus large que sa voisine Arg-é Rayen, la Citadelle occupe environ 180 000 m² de superficie, et est entourée par de gigantesques murs hauts de 6-7 m et longs de 1815 m. Elle présente deux des tours de guet qui font la célébrité de Bam - il y a jusqu'à 67 tours du même genre dispersées parmi l'ancienne cité de Bam.
Architecture et conception de la Citadelle

La conception et l'architecture de la citadelle ont été ingénieusement élaborées à partir de différents points de vue. Grâce à la forme actuelle de la citadelle, on peut voir que l' (les) architecte(s) avaient prévu la forme finale entière du monument et de la ville dès les premières étapes de la conception. À chaque phase de développement du bâtiment, la partie déjà construite améliorait la forme de l'ensemble, et chaque nouvelle partie pouvait être "cousue" à une section antérieure sans accroc.


La citadelle est située dans le centre de la cité-forteresse, sur le point le plus élevé, pour profiter du panorama vaste et dégagé pour des raisons de sécurité. L'impression remarquable laissée par la citadelle a fait que l'entièreté de la forteresse l'entourant a aussi été inclue dans le nom "Citadelle de Bam".
Dans l'architecture de la Citadelle de Bam, on distingue deux parties différentes :
le secteur des dirigeants dans l'enceinte du mur interne, comprenant la citadelle, des casernes, un moulin, des maisons, un puits d'eau (creusé dans la terre rocailleuse sur une quarantaine de mètres de profondeur)
le secteur des entourant le secteur des dirigeants, comprenant l'entrée principale de la cité-forteresse et le bazar longeant l'axe nord-sud (qui relie l'entrée principale à la citadelle), ainsi que +/- 400 maisons avec les bâtiments publics associés (tels qu'une école et un terrain de sport).
On peut classer les maisons en trois catégories :
les plus petites avec 2-3 pièces pour les familles pauvres;
les plus grandes avec 3-4 pièces pour les classes sociales moyennes, certaines ont aussi une véranda;
les plus luxueuses, avec plus de pièces orientées dans des directions correspondant aux saisons de l'année, et ayant une grande court et une stalle pour animaux à proximité. Il y a peu de maisons de ce genre dans la forteresse.

Tous les bâtiments sont en briques d'argile crue, par exemple en adobe. La Citadelle de Bam était probablement, avant le tremblement de terre de 2003, la plus grande structure en adobe dans le monde.
Sécurité
Quand la porte de la cité était close, aucun humain, ni aucun animal ne pouvait entrer. Les habitants pouvaient continuer à vivre longtemps en isolation, vu qu'ils avaient un puit, des jardins, du bétail et d'autres animaux domestiques à l'intérieur. Lorsque la cité-forteresse était assiégée, les habitants restaient dans la cité pendant que les soldats pouvaient défendre correctement celle-ci, protégés par les murs et les tours très hauts.
Air conditionné
En plus des tours de guet et des sommets ornementés des hauts murs sur l'horizon de la forteresse, les badgirs sont également remarquables. Ce sont des structures spéciales émergeant des différents édifices, créées pour profiter des vents et les amener à l'intérieur des bâtiments. Parfois les vent ainsi capturés sont amenés à passer à la surface d'un bassin aquatique pour rafraîchir le bâtiment, et enlever la poussière et la sécheresse amenées par l'air du désert. Il y a plusieurs types de badgirs utilisés pour des bâtiments différents. Par exemple, il existe des badgirs à quatre directions pour les bâtiments les plus grands et les plus importants, qui sont capables d'attraper les vents soufflant dans des directions variant selon l'heure, le jour ou la saison ; et il existe des badgirs à une direction pour les petits bâtiments.

Tourisme
A partir du milieu du XIXe siècle ap. J.-C., la forteresse fut abandonnée pour des raisons inconnues. Avant le tremblement de terre du 26 décembre 2003, la Citadelle était l'une des principales attractions touristiques de la région et était visitée par un grand nombre d'Iraniens comme d'étrangers.
Le tremblement de terre en 2003
En 2003, le tremblement de terre de Bam détruisit plus de 80% de la Citadelle.
Beaucoup de pays coopèrent au projet de reconstruction de ce site appartenant au patrimoine de l'humanité. Le Japon, l'Italie et la France sont parmi les pays qui commencèrent leur coopération à ce projet dès le départ. Le Japon a accordé 1 300 000 dollars US à l'Iran pour la reconstruction de la Citadelle de Bam, de plus il a soutenu le gouvernement iranien dans ce projet en envoyant des équipements et en recréant le plan 3D de la Citadelle, pour améliorer la précision de la rénovation de la citadelle. L'Italie a donné 300 000 dollars US dans le Projet de Sauvetage de Bam. Elle a aussi envoyé une équipe d'experts italiens pour restaurer la principale tour de Bam. La France a aussi aidé le gouvernement iranien en fournissant la carte de la citadelle. La Banque mondiale a également alloué une grande somme d'argent à ce projet.

 

Réferences
Le texte original était une traduction de l'article "Bam-Citadelo", écrit à l'origine en esperanto par Asad Mahbub, apparu la première fois dans l'Irana Esperantisto n°4, année 2, été 2003, 40 p., pp.5-7. La permission de l'utiliser dans Wikipédia a été accordée. Ses sources étaient :
Nimrokhi az Arge Bam (La Citadelle de Bam en un coup d'œil), par Davood Yousofzadeh, Bam: M. Mohammadi-zade, 1998, p160

 

La place Naghsh-e Jahan (en persan : میدان نقش جهان), aussi connue sous le nom de « place du shah » ou « place de l'Imam Khomeiny », située au centre de la ville d'Esfahan est une des plus grandes places du monde. C'est un site historique important classé au Patrimoine mondial de l'UNESCO.
La place est entourée par des monuments historiques importants de l'époque Safavide.
La mosquée du Shah est placée au sud de la place. On trouve sur le côté ouest le palais Ali Qapu. La mosquée du Sheikh Lutfallah est située sur le côté est de cette place et sur le côté nord s'ouvre une des portes du grand bazar d'Esfahan.
Forteresse de Tall-e Takht

Tombe de Cyrus le Grand
Pasargades (en grec ancien Πασαργαδών / Pasargadốn, en persan پاسارگاد / pāsārgād) est une cité antique bâtie à 1900 mètres d'altitude dans le Zagros et à 87 km de Persépolis, dans l'actuelle province du Fars en Iran. Ce fut la première capitale historique de l'Empire Perse.
Sommaire
• 1 Histoire
• 2 Site archéologique
• 3 Bibliographie
o 3.1 Liens externes

Histoire
Pasagardes est bâtie par le roi achéménide Cyrus II. Selon l'auteur grec Strabon (XV, 3, 8),
« la grande vénération de Cyrus pour Pasargades venait de ce qu'il avait livré sur l'emplacement de cette ville la dernière bataille dans laquelle Astyage le Mède avait été vaincu, bataille décisive qui avait transporté entre ses mains l'empire de l'Asie. C'était même pour consacrer à tout jamais le souvenir de cet événement qu'avait été fondé et bâti le palais de Pasargades. »
Cependant, cette interprétation semble douteuse : la bataille de Pasargades n'est pas la dernière de la guerre contre les Mèdes, et les indices archéologiques indiquent que la fondation de la ville prend place ultérieurement, après la conquête de Sardes (vers 546 av. J.-C.). Pour Hérodote (I, 125), le choix du site s'explique plutôt parce que Pasargades est le berceau de l'une des trois tribus perses, celle dont est issu le clan des Achéménides.
Pasargades reste la capitale jusqu'au règne de Darius Ier qui déplace son siège à Persépolis.
Site archéologique
.
Le site archéologique couvre 1,6 km², et inclut le mausolée de Cyrus II, la forteresse de Tall-e Takht et le Zendan-é Solaiman (« prison de Salomon »), un bâtiment dont la fonction reste discutée. Ont également été dégagées les ruines de deux palais royaux — le palais P, datant probablement du règne de Darius, et le palais R, bâti sous Cyrus. Enfin, le site contient un jardin royal et de nombreux autres jardins, les plus anciens représentants du concept de « paradis » perse.
Le monument le plus important de la cité est sans doute la tombe de Cyrus le Grand, décrite de manière contradictoire par les auteurs anciens. La chambre funéraire, coiffée d'un toit à double pente, mesure 3,17 m de long, 2,11 m de large et 2,11 m de haut et possède deux entrées. Elle est érigée au sommet d'un podium à six degrés.
Quand Alexandre le Grand conquit et détruisit Persépolis, il visita la tombe de Cyrus. Il ordonna à un de ses soldats, Aristobulus, d'enter dans le monument. Il y trouva un lit en or, une table montée avec des verres et des boissons, un cercueil en or et de nombreux bijoux et ornements sertis de pierres précieuses. Sur la tombe, on pouvait lire :
« Passant, Je suis Cyrus le Grand, J'ai donné aux Perses un Empire et J'ai régné sur l'Asie,
Alors ne jalouse pas ma tombe »

 

Bibliographie
Pierre Briant, Histoire de l’Empire perse, de Cyrus à Alexandre, 1996
Liens externes
(fa) (fr) (en)site officiel de Persepolis et Pasargades
(fr) Site officiel de Pasargades à l'UNESCO
(en) Pasargadae, Iran Chamber Society
(en) Persepolis and Pasagadae Official Website

Choghazanbil
Chogha Zanbil (en persan : چغازنبیل) est un complexe élamite dans la province du Khouzestan en Iran.
On y trouve notamment une des seules ziggurats dont les ruines aient été préservées jusqu'à aujourd'hui en dehors de la Mésopotamie (l'autre étant Sialk). C'est d'ailleurs sans doute la mieux conservée de toutes. Le site se situe à approximativement 45 km au sud de Suse et à 230 km au nord d'Abadan en passant par Ahvaz, qui est à 60 km.

Figurine de kaolin représentant une tête humaine, fin du 2e millénaire av. J.-C.
C'était un centre religieux du royaume élamite, fondé vers -1250 par le roi Untash-Napirisha sur la route entre Anshan et Suse, qui a reçu son nom, Dur-Untash-Napirisha ("la forteresse d'Untash-Napirisha").
Untash-Napirisha engage des travaux gigantesques : La cité sainte, entourée d’une enceinte de 400 m de côté, est vouée au dieu national de Suse Inshushinak. D’autres dieux y trouvent leur place (Napirisha, Ishme-karab, Kiririsha). Le monument le plus imposant est une superbe ziggourat qui pourrait ne pas être construite de la même façon que celles de Mésopotamie : au lieu de terrasses superposées, on se trouve en présence de quatre étages emboîtés verticalement, méthode qui n’a pas été encore repérée ailleurs.


Un quartier royal avec des palais est édifié au sud-est de la cité sainte ; des tombes royales, construites sous l’un des palais dont la vocation semble avoir été uniquement funéraire, ont été retrouvées avec les restes de corps incinérés selon une pratique proche de celle des Hittites ou des Hourrites, mais qui n’est pas ancrée dans la tradition élamite. Cette dynastie pourrait avoir des origines étrangères et a peut-être même été en rapport avec des groupes primitivement indo-européens. Un temple de Nushku, divinité mésopotamienne du feu, a été dégagé à proximité des palais. C’est un fait assez étonnant, la Mésopotamie n’ayant pas particulièrement honoré ce dieu, et si sa présence en Élam évoque l’importance de ce culte en Iran, on peut se demander s’il ne faut pas y voir les premières traces d’une empreinte perse.
Les quartiers d’habitation n’ont apparemment jamais été construits. La ville elle-même a été rapidement abandonnée, peut-être à cause de l’extinction rapide de la dynastie d’Untash-napirisha. Le plus grand nombre des œuvres d’art réalisées pour Dur-Untash ont été rapportées à Suse où elles seront retrouvées lors des fouilles. La ziggourat servira cependant encore plusieurs siècles, jusqu’à sa destruction par les Assyriens.
En 1979, Choqa Zanbil est devenu le premier site iranien à être inscrit au Patrimoine mondial de l'UNESCO.
Voir aussi
Art élamite
Architecture iranienne

Takht-e Sulaiman Le cratère

Takht-e Soleyman (en persan : تخت سليمان, le trône de Salomon) est le lieu le plus sacré du zoroastrisme et de l'empire Sassanide. Le 3 juillet 2003, 24 sites ont été inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO; un de ces sites était Takht-e Soleyman. Ce site du patrimoine mondial est situé près de la ville de Takab, dans la province de l'Azerbaïdjan occidental, en Iran.


Le site fortifié est situé dans une vallée s'étendant au milieu d'une mosaïque de champs cultivés à 400 km à l'ouest de Téhéran. Le site se compose des restes d'un sanctuaire zoroastrien partiellement reconstruit durant la période Ilkhanide ainsi qu'un temple de l'époque Sassanide qui était dédié à la déesse perse Anahita (persan poderne: Nahid). Comme beaucoup d'autres sites en Iran tels que Firouzabad, les chercheurs pensent que les plans du temple du feu, du palais et de l'organisation générale du site auraient fortement influencé l'architecture islamique.

La légende raconte que le Roi Salomon avait l'habitude d'emprisonner des monstres à 100 m de profondeur dans le cratère voisin de Zendan-e Soleyman, la "prison de Salomon". Un autre cratère à l'intérieur des fortifications lui-même est rempli d'eau de source; on dit que Salomon aurait créé un bassin qui existe toujours aujourd'hui. Un manuscrit arménien du IVe siècle à propose de Jésus et Zoroastre ainsi que plusieurs historiens de la période islamique mentionnent ce bassin. On attribue la fondation du temple du feu autour du bassin à cette légende.
Les fouilles archéologiques ont révéle des traces d'une occupation durant la période Achéménide au Ve siècle av. J.-C., ainsi que des occupations Parthes dans la citadelle. Des pièces de monnaie appartenant au règne des rois Sassanides ainsi qu'à l'empereur byzantin Théodose II (408-450 ap. J.-C.) ont aussi été découverts ici. D'après la légende, chaque dirigeant sassanide potentiel voyageait ici afin de se soumettre à l'autel du feu sacré avant de monter sur le trône.
Liens externes
Site Officiel

 

Takht-e Soleyman - Site du patrimoine mondial de l'UNESCO
image de takht e suleiman
Similitudes avec le Temple du Graal décrit dans Le Jeune Titurel (1270) du poète allemand Albrecht
Sultaniya
Sultaniya ou Soltaniyeh (en persan : سلطانيه) est une ville du nord-ouest de l'Iran située entre Tabriz et Téhéran. Elle fut fondée en 1304 comme nouvelle capitale par l'ilkhan de Perse Oldjaïtou, qui y construit son mausolée.
A l'origine, ce mausolée avait été construit par Oldjaïtou pour y ramener les corps de l'imam Husayn qui était enterré à Karbala et de celui d'Ali, enterré à Nadjaf. Il voulait ainsi prouver sa puissance suite à sa conversion à l'Islam. Cependant, devant les opposition qu'il a rencontré de la part des ulémas au sujet de ce projet; il a fait du monument son propre mausolée.
Oulough Beg, le prince-astronome de Samarcande, petit-fils de Tamerlan, y naquit en 1394.


La principale des ruines de Soltaniyeh est le mausolée de l'Il-Khan Oldjaïtou, connu sous le nom de Dôme de Soltaniyeh. La structure, érigée entre 1302 et 1312, possède un des plus vieux dômes à double coque du monde. Son importance dans le monde musulman pourrait être comparée à celle de la coupole de Brunelleschi dans l'architecture chrétienne. Le dôme de Soltaniyeh ouvrit la voie pour des constructions musulmanes en coupole plus audacieuse, comme par exemple le Mausolée de Khoja Ahmed Yasavi et le Taj Mahal. La plupart de la décoration extérieure a été perdue, mais l'intérieur a gardé ses superbes mosaïques, faïences et peintures murales.
Le dôme d'un poids estimé à 200 t s'élève à 49 m de sa base et est actuellement en train de subir une restauration visant à le préserver.
En 2005, l'UNESCO a reconnu Soltaniyeh comme un des sites appartenant au Patrimoine mondial
En dehors de l'Iran :
archéologiques de Djam se trouvent en Afghanistan au District de Shahrak dans la province du Ghor le long du fleuve Hari Rud.
Haut de 65m, le minaret de Djam est une construction gracieuse et élancée datant du XIIe siècle. Recouvert d’une décoration complexe en briques et portant une inscription de tuiles bleues au sommet, il est remarquable par la qualité de son architecture et de ses motifs décoratifs, qui représentent l’apogée d’une tradition artistique propre à cette région. Son impact est renforcé par un environnement spectaculaire : une vallée profonde qui s’ouvre entre d’imposantes montagnes au cœur de la province du Ghor.

Le mausolée (mazar) de Khoja Ahmed Yasavi est un mausolée inachevé de la ville de Turkestan (ou Türkistan, ou Hazrat-e Turkestan), au sud du Kazakhstan. En 2002, il devint le premier patrimoine kazakh reconnu par l’UNESCO comme patrimoine mondial de l’humanité.
Boukhara
Boukhara (Buxoro ou Бухoрo en ouzbek, Buhara en turc, Бухара en russe, بُخارا en farsi) est une ville d'Ouzbékistan, située au centre-sud du pays. Il y a deux hypothèses concernant l'étymologie du mot : Buqaraq du sogdien qui signifierait " lieu fortuné" et Vihara en sanskrit qui veut dire un monastère bouddhiste. Elle est la capitale de la province de Boukhara (Buxoro Viloyati).
Façade à Boukhara Mausolée des Samanides à Boukhara

 


Architectes iraniens

Les architectes persans étaient très recherchés pendant les temps anciens, avant l'avènement de l'Architecture Moderne. Plusieurs d'entre eux, comme Ostad Isa Shirazi ont conçu des paysages comme le Taj Mahal, le Minaret de Jam en Afghanistan, le Dôme de Soltaniyeh ou la tombe de Tamerlan à Samarcande.
Liste de sujets liés à l'architecture iranienne
• Jardin Persan
• Architecture Sassanide
• Architecture des villes : Kashan, Qazvin, Yazd, Esfahan, Shiraz, Qom, Mashhad
• Caravansérails et Robats
• Badgirs
• Shabestan
• Talar
• Gonbad گنبد
• Iwan
• Howz
• Panjdari
• Kucheh
• Hashti
• Andaruni
• Biruni
• Dalan e Vorudi
• Architecture résidentielle persane traditionnelle
o Khaneh Tabatabaei
o Khaneh Borudjerdi
• Khanqah and Tekyeh


Les éléments de l'architecture persane peuvent toujours être observés dans l'architecture contemporaine iranienne. 


Tour Azadi Tour Gonbad-e Qabus
• Tours
o Tour Azadi
o Tour Milad
o Tour Shebeli
o Tour Gonbad-e Qabus
• Méthodes d'irrigation traditionnelles en Iran
o Ab anbar
o Qanat
o Yakhchal
o Kariz
o Liste des ab anbars de Qazvin
• Architecture islamique
• Architecture moghole
• Architecture Indienne
• Imamzadeh
• Arg, Châteaux, et Ghal'ehs


Références
1.Islam Art and Architecture. Markus Hattstein,Peter Delius. 2000. p96. ISBN 3-8290-2558-0
2.Islamic Science and Engineering. Donald R. Hill. 1994. p10. ISBN 0-748-60457-X
3.Sabk Shenasi Mi'mari Irani (Study of styles in Iranian architecture), M. Karim Pirnia. 2005. ISBN 964-96113-2-0
4.FROM ARISTOTLE TO ZOROASTER : AN A TO Z COMPANION TO THE CLASSICAL WORLD, A. Cotterell, ISBN 0684855968, 1998.
Voir aussi
• Architecture
• Architecture islamique
• Architecture moghole
• Architecture indienne
• Architecture moderne
• Organisation de l'héritage culturel d'Iran
Liens externes
• Memaran, un magazine online d'architecture
• Regardez "Isfahan le film" avec QuickTime Player pour voir un superbe exemple de l'architecture d'Esfahan.
• Excellent article de Nima Kasraie à propos de l'architecture persane, avec 59 photos de Kashan.

http://www.majidbahrambeiguy.at/gallery-galerie-galerie-negar-xane/14.html

 

Nach oben